Doit-on être permissifs ou autoritaires avec nos enfants? Voilà la question!

Il ressort clairement que plusieurs décrocheurs ont des parents qui font preuve d'une grande permissivité.


Ils ont observé que la majorité des décrocheurs potentiels étaient issus de familles dont les parents exerçaient peu d'autorité, alors que les étudiants qui poursuivaient leurs études vivaient dans un milieu qu'il a décrit comme démocratique - autoritaire.


En règle générale, il appert que les parents permissifs donnent beaucoup d'importance aux besoins du jeune, ce qui entraîne un certain laisser-aller, soit parce qu'on pense que cette approche est bonne pour le développement de  l'autonomie de l'enfant, soit par négligence ou démission du rôle de parent.


Le parent autoritaire est, quant à lui, davantage orienté sur ses propres besoins. Il imposera ses règles et dictera la marche à suivre sans se soucier de la perception qu'en fera son jeune.


Enfin, les parents qui orienteront leur éducation vers le style démocratique useront de fermeté en exposant leurs propres valeurs et en expliquant leurs gestes et l'aspect rationnel de leur autorité.


Ils demeureront toutefois ouverts à la discussion et à l'échange de point de vue, puis présenteront une certaine capacité d'écoute.


Les décrocheurs potentiels considèrent que leurs parents ne s'occupent pas assez d'eux.


Des recherches ont démontré qu'une trop grande permissivité permet au jeune d'avoir accès prématurément à une trop grande autonomie que sa maturité ne peut toutefois pas toujours assumer.


Pour le jeune, le choix de quitter l'école sera plus facile que faire face à l'adversité et de reconnaître qu'il peut avoirs des problèmes.


Dans de tels cas, le jeune n'a pas de modèle d'adulte pour l'aider à voir clair dans ses décisions.


Aussi, le décrocheur potentiel qui a déjà une faible estime de lui-même, s'en remettra spontanément à ses amis qui ont sensiblement le même problème que lui.


Ce n'est pas toujours le cas, mais en général les parents de décrocheurs laissent toute liberté au jeune quant à l'heure de rentrée le soir, tout comme il ne se préoccupe pas de la manière dont le jeune va dépenser son argent.


Parmi les intervenants qui travaillent auprès des décrocheurs, il y en a très peu qui s'occupent des parents.


Il y aurait certainement quelque chose à faire de ce côté!


Carole Faubert Michel

Organisme l'Étincelle Drummondville